Foire Aux Questions

Pourquoi pensez vous que cette modalité d’élection des représentants serait meilleure que le suffrage universel ?
Tirer au sort des électeurs donnerait-il des résultats différents du suffrage universel ? Si oui pourquoi puisqu’il s’agit de tirer au sort un échantillon représentatif des électeurs du suffrage universel ?
Cela ne sera-t-il pas assimilé à un suffrage censitaire ?
Pourquoi les élus dans ce mode de scrutin respecteraient la volonté populaire (ou plus précisément, pourquoi les respecteraient-ils plus que pour un RIC) ?
Les détenteurs de capitaux ne risquent-ils pas d’influencer les résultats des élections, comme c’est le cas aujourd’hui ( ce que vous craignez pour le RIC également ) ?
Pourquoi pensez vous que cette solution soit plus facile à mettre en place que le RIC alors que 80 % de la population est en faveur de ce dernier ? Comment calculez vous le pourcentage de réussite de votre proposition ?
Le tirage au sort des grands électeurs ne faciliterait-il pas la corruption de ces derniers ?
Pourquoi parlez-vous de « détrôner l’argent Roi ? »

Pourquoi pensez vous que cette modalité d’élection des représentants serait meilleure que le suffrage universel ?

Parce qu’elle en partage une vertu essentielle, mais pas deux vices majeurs.

Le tirage au sort est par nature non discriminatoire. Il agit sans distinction de sexe, de race, d’opinion politique ou même de condition sociale. N’importe qui peut voter actuellement aux élections, n’importe qui pourra être tiré au sort.

Par contre actuellement les votants sont complètement déresponsabilisés, du fait de l’anonymat du vote. Or, comment espérer que les représentants soient responsables, si les votants ne le sont pas !

D’autre part les scrutins dits universels directs sont invérifiables, vu que pour être sûrs et certains des résultats, il faudrait savoir ce que tout le monde vote.

Tirer au sort des électeurs donnerait-il des résultats différents du suffrage universel ? Si oui pourquoi puisqu’il s’agit de tirer au sort un échantillon représentatif des électeurs du suffrage universel ?

Vous aurez compris qu’il s’agit de donner une représentation politique à une représentation sociologique de la France.

Si l’on fait l’hypothèse qu’un citoyen tiré au sort désignera la même personne que celle pour laquelle il a voté en 2017, la loi des grands nombres nous permet d’envisager une composition de l’Assemblée Nationale suivante, qui s’affichera joyeusement sitôt vous aurez cliqué sur ce lien.

Vous excuserez par avance votre serviteur qui ne maîtrise pas vraiment les codes couleurs en vigueur dans votre sphère, ni même les outils de mise en page les plus communs.

Ensuite, la question est de savoir ce qu’il adviendra si les grands électeurs ne sont pas limités dans leur choix, à savoir qu’aucune liste préalable de candidats ne leur est imposée. Dans ce cas, on parle d’élection sans candidat.

Il est sans doute inutile de se perdre en conjectures, vu qu’à ma connaissance aucune élection sans candidat n’a été organisée à l’échelle de la France au cours des derniers siècles.

Il faut essayer, et c’est ce que je vous invite à faire.

Cela ne sera-t-il pas assimilé à un suffrage censitaire ?

Les êtres humains épars sur cette Terre se rendent bien compte au cours de leur existence que l’argent ne fait pas le bonheur, et que les mêmes questions existentielles reviennent sans cesse, que l’on soit roi du pétrole ou indigent.

Tous les sages savent qu’en ce qui concerne la vie, la quête de sens n’a aucun cens.

Voilà donc, et c’est là une nouveauté, la grandiose mission de la France dans ce nouveau siècle : prouver à tous les pays, et de manière irréfutable, qu’en matière de représentation politique c’est le cens qui n’a pas de sens.

Mais bien entendu, et pour éviter les corruptions les plus nombreuses, il faudra allouer à chaque grand électeur une somme, à priori équivalente à un mois de salaire de député, pour qu’il fasse son choix dans les meilleures conditions.

Vous savez, c’est comme quand vous allez au supermarché. Il vaut mieux avoir le ventre plein.

Pourquoi les élus dans ce mode de scrutin respecteraient la volonté populaire (ou plus précisément, pourquoi les respecteraient-ils plus que pour un RIC) ?

Dans le cas d’une élection sans candidat, le choix du grand électeur n’est pas limité par une liste pré-établie de candidats. Ce dernier peut donc s’il le souhaite chercher un représentant répondant à des critères assez peu pris en compte jusqu’à présent, comme l’inclinaison à respecter la volonté populaire.

D’autre part, cette nouvelle manière de sélectionner les représentants met en place un cadre extrêmement propice à l’initiative citoyenne. En effet, après l’élection les grands électeurs redeviennent de simples citoyens, et ils seront donc un canal privilégié entre la population et la représentation nationale.

Il sera donc plus facile aux citoyens d’inciter les députés à activer le mécanisme constitutionnel existant de référendum d’initiative parlementaire.

On le voit ici, le tirage au sort des grands électeurs est une modalité supérieure du RIC, car son instauration laissera très peu voire aucune trace dans la Constitution.

Les détenteurs de capitaux ne risquent-ils pas d’influencer les résultats des élections, comme c’est le cas aujourd’hui ( ce que vous craignez pour le RIC également ) ?

La question qu’il faut se poser préalablement est la suivante : pourquoi ceux qui possèdent les médias de diffusion de masse ont-ils une telle influence sur les scrutins de masse ?

La réponse est dans la question.

Pourquoi pensez vous que cette solution soit plus facile à mettre en place que le RIC alors que 80 % de la population est en faveur de ce dernier ? Comment calculez vous le pourcentage de réussite de votre proposition ?

On trouvera sans doute bien 80%, 90% de personnes, voire plus en faveur de la paix dans le monde ou de l’éradication de la pauvreté. Mais en termes politiques ce que le peuple veut ne compte pas tant que ce que le peuple peut.

Il a besoin pour réaliser de grandes choses d’une avant-garde éclairée pour organiser, ordonnancer l’exécution d’un plan pré-établi.

Et c’est pourquoi on ne peut pas se baser sur la relative popularité d’une idée pour évaluer ses chances de réussite. En fait l’important est que l’idée soit assez ambitieuse pour emporter l’enthousiasme quelques militants, et suffisamment réaliste pour que tout se passe bien.

Le tirage au sort des grands électeurs ne faciliterait-il pas la corruption de ces derniers ?

Au contraire. La procédure du tirage au sort des grands électeurs, si elle est appliquée avec sérieux, est celle qui garantit un taux de corruption minimal dans la population des députés, au cours de leur mandat.

Cela s’explique par le fait que, contrairement à ce que l’on observe avec les suffrages traditionnels, les tentatives de corruption se heurtent à une chaîne de responsabilité bien identifiée dans le cas où, représentant et représenté sont connus de tous. Le député est responsable devant son électeur, car un seul mot de ce dernier lui fait perdre toute légitimité. Et l’électeur est responsable devant son entourage, car passée l’élection il redevient un simple citoyen comme tout le monde, ne disposant pas de protection particulière due à son état.

D’autre part, il faut bien tenir compte du fait que l’élection est courte — une ou deux semaines –, et que ce temps est insuffisant pour que les corrupteurs puissent s’attirer la confiance de leur proie.

Pourquoi parlez-vous de « détrôner l’argent Roi ? »

Le trône du Roi, c’est ce qui lui donne sa stabilité. Notre idée n’étant pas de déstabiliser par plaisir, mais d’empêcher le souverain de maintenir son joug lorsqu’il n’est pas suffisamment utile au peuple.

En l’occurrence, ce qui donne sa stabilité, son maintient au Président, c’est sa majorité à l’Assemblée Nationale. Or le Président tient son pouvoir de sa richesse, ou de celle de ses soutiens. Donc détrôner l’argent Roi, c’est faire en sorte que la richesse des soutiens ne fasse pas les députés, tout simplement.

Le choix du député peut alors se faire dans un climat de confiance, de responsabilité, dans la proximité.