Bilan de l’action au départementales

Bref de bilan de l’action sur les départementales. C’est un échec total. Je ne suis pas allé jusqu’au bout. Sans doute parce que j’étais tout seul. J’ai bien commencé, je suis allé vite, jusqu’à l’étape du courrier. Mais des gens plus expérimentés m’ont fait comprendre qu’envoyer un courrier à 100 personnes ne serait pas suffisant. Et ils ont raison. Il faut envoyer 1000 courriers pour avoir une chance d’avoir une réponse.

Mais envoyer 1000 courriers, assurer le suivi, les coûts financiers, c’est trop pour un seul homme. Alors je me suis découragé. J’ai laissé tomber l’affaire.

Par la suite j’ai soutenu à fond une candidature inspirée par Louis Fouché dans un canton voisin. Mon cœur a battu, c’était excitant. Mais le résultat est faible, à peine 1%.

Cela m’a en fait montré que j’avais eu tord de me décourager puisque que j’ai sans doute dépensé beaucoup plus de temps, d’énergie et d’argent pour soutenir des gens qui de toute évidence n’étaient pas faits pour être candidats, que je ne l’aurais fait pour trouver justement de bons candidats « cooptés par le bas ».

Mais bon, le résultat n’est pas 100 % négatif non plus. Cela m’a permis de parler de mes idées à des citoyens, voir ou cela bloquait, voir ou cela peut encore avancer.

Premier discours à Gif

Bonjour, je m’appelle Bertrand et je suis magnycoi. Magnycoi c’est habitant de Magny les Hameaux, une commune limitrophe de Gif. Comme beaucoup j’ai été scandalisé par les annonces du chef de l’état au mois de juillet au sujet du pass sanitaire et de l’obligation vaccinale pour les soignants et pompiers. Et je dois avouer que cela fait chaud au cœur de voir que trois mois plus tard il y a encore des gens qui manifestent contre ces lois iniques et autoritaires.

Cela fait chaud au cœur, car du côté du Parlement, la situation s’est encore dégradée. Si la majorité sénatoriale était fondée il y a quelques mois de ne pas s’opposer frontalement à l’Assemblée nationale, et obtenir tout de même une limitation dans le temps de ces mesures injustes, il en est maintenant tout autrement. Les députés malfaisants de la majorité présidentielle nous ont bien fait comprendre que pour eux, limité dans le temps, ça veut dire éternel !

Comme le président Macron, qui nous assurait en novembre dernier qu’il ne rendrait pas la vaccination obligatoire, ou son ministre Véran pour qui jamais un pass sanitaire ne pourrait être exigé pour rentrer dans un restaurant, ces gens là ne vivent que par le mensonge ! Ils mentent en permanence, ils tordent les chiffres pour leur faire dire n’importe quoi, ils se basent sur des indicateurs peu fiables et dont ils peuvent influer les valeurs pour justifier leurs politiques déplorables.

L’exemple le plus fameux est celui des soit-disant tests pour mesurer la propagation d’épidémies. Cela peut avoir un sens si tout le monde est testé tout le temps, ou si l’on teste les gens symptomatiques pour confirmer un diagnostique médical. Mais les tests politiques comme ceux qui sont pratiqués donnent des résultats politiques. Plus on teste, plus il a de cas. D’autant plus que l’on remarque assez souvent des résultats incohérents de ces tests. Que ce soient des faux positifs ou des faux négatifs.

Alors un indicateur fiable serait la mortalité, car les données sont remontées par l’État civil pour être agrégées par l’INSEE. Alors l’INSEE interprète mal les données, ça c’est pas nouveau, mais les données brutes elles sont fiables. Que disent-elles ? Qu’en 2020 il n’y a pas eu de moratité particulière. La mortalité est en baisse pour les moins de 60 ans, en hausse pour les plus de 60 ans, mais cela ne compense pas l’effet moisson dans cette catégorie. L’effet moisson est celui qui dit que si il y a eu moins de morts que prévu les 2-3 années précédentes – et c’est une chance – et bien l’année d’après il y a un rattrapage.

Donc au final le gouvernement a enfermé les gens chez eux, il a endetté le pays comme jamais, il suspend des soignants et des pompiers, il a masqué les enfants à partir de six ans, tout ça pour quoi ? Eh bien on ne sait pas vraiment en fait. Cela aurait pu se justifier pour une épidémie particulièrement mortelle pour laquelle les gens tomberaient dans la rue. Mais là rien de cela. Et qu’on ne nous dise pas que c’était pour désengorger les réanimations des hôpitaux ! Car en fermant des lits, et en suspendant des soignants, cela n’arrange pas la situation !

Les élections se présentent très mal

Quelles élections ? Les présidentielles ? Vous n’avez pas besoin de moi pour savoir qu’elles vont mal se passer. Non, je parle des régionales, et plus précisément des départementales. D’autant plus que les régionales ne sont pas des élections au sens de la déclaration universelles de droits l’homme. En effet c’est un scrutin de liste, donc le vote est lié. C’est-à-dire que vous n’êtes pas libre de voter pour qui vous voulez sans être obligé de voter aussi pour ses colistiers, que vous ne connaissez ni d’Ève ni d’Adam.

D’ailleurs stricto-sensu les départementales ne sont pas des élections non plus, puisque si la circonscription a à peine une taille humaine, un canton de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, taillé dans la France au gré des arrangements électoraux entre gros partis ayant gagné lors de scrutins précédents, on a encore droit au binôme obligatoire homme femme. Donc on ne peut pas choisir l’un sans choisir l’autre. Sa parler des suppléants.

Mais la caractéristique la plus saillante de ce scrutin stupide, c’est qu’on ne sait pas exactement quand il aura lieu. La date provisoire est le 13 juin 2021 pour le premier tour, et 20 juin pour le second. Sauf que l’exécutif pourra décider de reporter le scrutin, par exemple si les sondages ne lui sont pas suffisamment favorables quelques jours avant. Il pourra faire ça car nous sommes en état d’urgence donc il peut faire un max de choses sans l’aval du Parlement.

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Cependant on peut présager qu’en dépit des apparences le parti de l’exécutif pourra faire un bon score. En effet en dépit de l’exaspération actuelle d’une partie non négligeable des Français il faut voir que début juin le pays reprendra peut-être une voie normale. Les restaurants et bars seront ouverts. Les salles de sport aussi. Pour la muselière ce n’est pas clair mais nous pouvons être optimistes. Et ayant l’impression de reprendre une vie normale, les Français vont sans doute être gentil avec ces geôliers qui leur ouvrent enfin la porte. C’est un piège atroce, mais il risque de fonctionner.

D’autant plus qu’il n’y aura pas vraiment de campagne réelle, puisque les contacts physiques entre candidats et votants pourront à peine avoir lieu. Il est très dangereux, vous le savez bien, de se serrer la main. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Donc les réunions publiques, les diffes de tracts sur les marchés, tout cela risque d’être très compliqué. Il restera donc pour s’informer les médias de masse qui sont très très gentils avec le gouvernement ainsi que les réseaux sociaux étasuniens qui ne sont pas bien méchants non plus.

D’autant plus que si les médias ou les votants sont méchants avec le gouvernement eh bien le gouvernement qui dispose d’une majorité à l’Assemblée pourra décider que cette pandémie est décidément bien coriace et qu’il va falloir encore prolonger l’état d’urgence ad vitam æternam. Elle est pas belle la vie avec papa Macron et papa Castex ?

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Alors bon on dit d’eux mais en face c’est pas mieux. Avez-vous compris pourquoi les partis d’opposition ne sont pas plus véhéments à l’encontre de l’exécutif ? D’une part parce qu’ils sont tenus par où nous savons, mais aussi parce qu’il est dans l’intérêt des grosses écuries électorales d’avancer dans le sens du vent médiatique. C’est plus efficace. Et jusqu’à présent le Président Macron tient bien les médias de masse. Ou si l’on retourne la perspective comme le fait Chouard, les milliardaires multinationaux qui possèdent les médias de masse tiennent bien le Macron qu’ils ont fait élire.

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Bon, alors, concrètement, que pouvons nous faire ? Concrètement nous pouvons faire comme la loi nous y autorise, demander à notre préfecture les listes électorales de notre canton. Muni de cette liste nous pouvons avoir une action décisive avant, pendant et après les élections.

Avant les élections nous pouvons trouver de bons candidats. Je vous explique comment. Vous prenez un échantillon de la liste électorale, et vous allez demander aux gens par qui ils voudraient être représentés au Conseil départemental. C’est une sorte de primaire libre, sans candidat. Elle permet une sorte de cooptation par le bas. Si plusieurs personnes de votre échantillon proposent la même personne, alors elle il ne faudra pas la lâcher. Il faudra l’encourager à être candidat, si possible l’aider à obtenir l’investiture dans le parti de son choix, même si ce dernier ne vous plaît pas trop. Ou alors il y a la possibilité d’une candidature citoyenne, mais c’est plus compliqué.

Pendant les élections, disposer des listes électorales de votre canton vous permet d’effectuer des sondages citoyens, et ne plus dépendre des sondages commerciaux dispensés par les médias de masse et la presse régionale.

Après les élections il y a parfois des contestations. Or si vous avez les listes électorales de votre circonscription vous pouvez effectuer des sondages après coup (si vous êtes suffisamment nombreux) pour déterminer dans quel bureau de vote il pourra être pertinent de faire recompter les voix.

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Français, vos morts ont honte de vous. Certains se sont battus pour votre liberté, dans des guerres où ils n’ont pas toujours été très glorieux. Mais dans des conditions mille fois plus compliquées que les vôtres, ils n’ont pas pas perdu courage ils se sont dits que si Dieu le veut leurs descendants sauront à leur tour écrire de belles pages de l’histoire de France.

À l’heure actuelle nous avons une Constitution particulièrement efficace. Nous avons vu avec quelle force elle permet d’exécuter les politiques, fussent-elles complètement ineptes et contre-productives.

Il ne reste donc plus qu’au peuple qu’à apprendre à voter pour améliorer les politiques. Mais cela ne pourra se faire sans l’aide de citoyens actifs et un minimum conscients des enjeux.

Mes listes électorales

Mes listes électorales sont à demander à ma préfecture.

À partir du moment où je suis inscrit dessus, ma préfecture peut me les donner.

Le bureau des élections me demande juste de préciser que je n’en ferai pas d’usage commercial, même indirect.

D’autre part, il faut s’engager à détruire les listes peu après le scrutin (ils m’ont demandé trois mois). En effet, les listes contiennent les adresses et dates de naissance de tous les inscrits. Ce sont donc des informations sensibles, notamment pour les personnes qui exercent des professions exposées.

Ensuite, si le bureau des élections vous a fourni des fichiers CSV, vous pouvez par exemple taper la commande suivante sous Linux pour obtenir votre échantillon:

cat *.csv | sort --random-sort | head -100 > echantillon_100_personnes.CSV

Ensuite on charge le fichier dans un tableur, et voilà, l’échantillon est prêt !

Il faut maintenant préparer le courrier.

Mon canton

La circonscription aux départementales, c’est le canton.

Laissez-moi vous parler de mon canton. J’y habite depuis 2018. À l’époque, je trouvais que c’était un bon endroit pour s’installer.

Mon canton est grand : il regroupe 16 communes des Yvelines : 70 000 habitants environs !

C’est le canton de Maurepas, dans les Yvelines.

Canton de Maurepas

Démocratie Réelle 2.0

Rappelons ce qu’avait été la Démocratie Réelle 1.0. À l’occasion des élections européennes de 2014 en France une bande de jeunes avait constitué 7 listes de candidats tirés au sort parmi les volontaires. Une première !

Lors des départementales qui suivirent, une liste DR fit même 7% dans le Lot.

En 2021 le temps est venu d’aller plus loin, avec un concept plus élaboré.

L’idée est de tirer au sort non pas des candidats, mais des électeurs sur les listes électorales. Ensuite ces électeurs vont désigner les candidats qu’ils aimeraient bien voir se présenter. Enfin nous suivrons le parcours de ces candidats d’un nouveau genre, lors des élections départementales.