La Marche du Réveil

Réveil ! Depuis le 15 septembre 2021, des soignants, médecins, kinésithérapeutes sont interdits d’exercer, qu’ils soient libéraux ou salariés. On leur dit qu’ils peuvent faire autre chose, mais pas travailler là où ils sont les plus compétents. C’est comme si à moi, informaticien, on me disait que je peux faire ce que je veux, mais que je n’ai pas le droit d’approcher un clavier !

Il s’agit d’une atteinte claire et sans détour au droit de travailler, qui fait partie intégrante des droits de l’homme, tels que définis dans la charte des Nations Unies de 1948. Le gouvernement français ne respecte pas les droits de l’homme de ces soignants, il les prend pour des chiens. Et que dire ce cette majorité de députés malfaisants qui ne représentent pas le peuple : nous avons besoin des soignants !

Surtout que les droits de l’homme, ce n’est pas à géométrie variable. Et il est clairement écrit que quiconque est contre un droit de l’homme, est en fait contre tous les droits de l’homme dans leur ensemble. Car sinon ce serait trop facile, et les régimes totalitaires par le passé ont eu beau jeu d’attirer l’attention du public sur les droits de l’homme qu’ils respectaient, pour faire oublier ceux qu’ils bafouent encore aujourd’hui.

Les droits de l’homme, au fait, d’où viennent-ils ? De l’histoire de France bien entendu, mais rentrons un peu dans les détails de la genèse de leur version actuelle. En fait ils viennent de la Résistance. Car les Résistants, une fois qu’ils eurent aidé à libérer le pays, se posèrent la question des droits humains qui compliquent la tâche aux gouvernements autoritaires et si peu enclins à servir l’intérêt national.

Évidemment, si on a droit à la santé, à l’éducation, au logement, au travail, l’état dictatorial aura plus de mal à nous imposer son joug. C’est même donnant donnant. La déclaration universelle instaure un équilibre de fait intéressant entre gouvernants et gouvernés : elle reconnaît la légitimité des gouvernants élus à disposer de la puissance publique, mais en échange elle dit que la contrepartie est que justement ces gouvernants devront garantir le respect des droits de l’homme pour tous les citoyens. Le devoir des gouvernants est de garantir les droits de l’homme des citoyens.

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Eh bien je veux rendre ici un hommage tout particulier, aux médecins et soignants d’aujourd’hui, qui bien que non respectés par une majorité malfaisante à l’assemblée, n’ont pas pleurniché. Ils se sont levés, et à l’initiative de Gauthier Bein ils ont entrepris cette marche du réveil. Cette marche du réveil, nécessaire, indispensable, est partie d’Épinal, de Lille, de Périgueux et d’autres villes. Elle a pour but d’informer la population sur le chemin de ce que disent les vrais médecins – pas les médecins de plateau – au sujet des politiques sanitaires.

Car c’est une évidence, mais le gouvernement ment. Il ment sans arrêt, il se base sur des données peu fiables, et néglige les données scientifiques. La marche du réveil a pour but de remettre l’église au milieu du village, et pas le supermarché ! La marche du réveil converge ce dimanche 14 novembre au Mont Valérien, pour construire avec ceux qui le veulent le monde de demain. Car si le monde d’après 48 était porté en germe dans la résistance d’hier, celui de demain sera inspiré sur ce que diront ces soignants courageux de la marche du Réveil !

D’ailleurs c’est Louis Fouché qui disait que pour le monde de demain, il faudra bien réfléchir à ce que l’on change et ce que l’on garde, car il n’est pas question, de jeter le bébé avec l’eau du bain. Eh bien, si je puis lui répondre avec quelque distance, je lui dirai qu’ici, on garde les droits de l’homme. Et on garde la France !

Deuxième discours

Vous sous souvenez la dernière fois nous avons parlé de députés. Qu’ils votent n’importe quoi n’est pas une nouveauté, mais vous les avez trouvés particulièrement absents dans l’hémicycle. Il faudrait peut-être le faire comprendre que représentant du peuple français n’est pas un mandat local. C’est un mandat national, donc ils doivent être présents à Paris, pour représenter les intérêts du peuple devant le gouvernement.

Les intérêts du peuple on voit bien que c’est la dernière de leurs priorités, et nous voilà nous, le peuple, a espérer quelque combativité après des sénateurs, qui eux représentent les collectivités. Mais à Paris le combat est inégal, l’Assemblée ayant le dernier mot. Nous attendons cependant beaucoup de nos maires, déjà qu’ils fassent leur travail en remontant les données d’état civil quand quelqu’un décède.

Car il est bien là, maintenant, le défit, pour le gouvernement, c’est cachez tous ces morts, que nous ne saurions voir. La vaccination, on a vu ce que cela a donné en Israël. Par rapport aux années précédentes, où la mortalité des moins de 24 ans ne varie pas, eh bien là, on a soixante décès supplémentaires, et bien entendu personne n’a d’explications satisfaisante pour expliquer d’où ils viennent.

Les jeunes se mettent à mourir, comme ça. Et une puissante règle de trois nous laisse présager qu’en 2021, ce sont 360 jeunes Français qui vont périr du fait de leur vaccination ! Alors évidemment, les pressions vont être énormes pour que ces chiffres ne soient pas rendus publics. Comme d’habitude, la corruption va tourner à plein régime. Et alors qu’en 2020 les médias de masse ont matraqué et affolé des gens avec des chiffres de mortalité somme toute tout-à-fait normaux, là, ça va être le silence total.

Eh ben là moi je vous le dis, y’en a marre de leurs conneries ! Ces médias de masse sont tout juste bons à jeter aux poubelles ! Ils nous affolent quand il n’y a pas péril dans la demeure, et ils sont silencieux quand nos jeunes meurent ! Il n’y aura pas de pitié pour ces médecins de plateau qui passent leur temps à justifier l’injustifiable ! Il est temps de leur mettre leur nez dans leur merde, et de les mettre devant leurs responsabilités !

Parce que les vrais médecins, les vrais soignants, certains d’entre eux ne peuvent même pas être au chômage, certains ont été mis à pied, interdit d’exercer depuis le 15 septembre ! Et il est plus que temps que le peuple français se réveille pour dénoncer cette terrible injustice ! Réveil ! Des quatre coins de la France des soignant se sont mis en marche du réveil, à l’initiative de Gauthier Bein et de ses amis kinésithérapeutes.

Leur marche du réveil a pour marraine Alexandra Henrion Caude qui compte sur nous pour les aider à alerter la population française, sur le chemin, des grands dangers qui guettent notre patrie, à l’heure ou l’État ne respecte même pas leur droits de l’homme à travailler et à exercer ! Ne les laissons pas tomber ! Aidons-les !

Bilan de l’action au départementales

Bref de bilan de l’action sur les départementales. C’est un échec total. Je ne suis pas allé jusqu’au bout. Sans doute parce que j’étais tout seul. J’ai bien commencé, je suis allé vite, jusqu’à l’étape du courrier. Mais des gens plus expérimentés m’ont fait comprendre qu’envoyer un courrier à 100 personnes ne serait pas suffisant. Et ils ont raison. Il faut envoyer 1000 courriers pour avoir une chance d’avoir une réponse.

Mais envoyer 1000 courriers, assurer le suivi, les coûts financiers, c’est trop pour un seul homme. Alors je me suis découragé. J’ai laissé tomber l’affaire.

Par la suite j’ai soutenu à fond une candidature inspirée par Louis Fouché dans un canton voisin. Mon cœur a battu, c’était excitant. Mais le résultat est faible, à peine 1%.

Cela m’a en fait montré que j’avais eu tord de me décourager puisque que j’ai sans doute dépensé beaucoup plus de temps, d’énergie et d’argent pour soutenir des gens qui de toute évidence n’étaient pas faits pour être candidats, que je ne l’aurais fait pour trouver justement de bons candidats « cooptés par le bas ».

Mais bon, le résultat n’est pas 100 % négatif non plus. Cela m’a permis de parler de mes idées à des citoyens, voir ou cela bloquait, voir ou cela peut encore avancer.

3 idées à l’usage de la souveraineté populaire

Chers lecteurs,

je m’étais absenté, mais me voici revenir pour vous exposer trois idées à l’usage de la souveraineté populaire. La souveraineté populaire vous connaissez sans doute, elle s’exprime régulièrement par des élections au cours desquelles les citoyens désignent leurs représentants politiques.

Encore que l’affaire ne soit pas si simple, et on ne peut pas dire que les Français aient fait un usage prudent de leur droit de vote en donnant une majorité à un petit dictateur en herbe.

La circonstance aggravante pour ces députés godillots est qu’ils ne sont rien hors de leur réseau, donc ils sont totalement dans la main du Président qui les a fait élire, et des financiers qui ont fait élire le Président.

La question qui se pose donc pour nous le peuple c’est comment trouver de bons candidats aux législatives. Il existe des solutions, et je vais vous en exposer une, qui s’appelle la cooptation par le bas.

La cooptation par le bas

C’est très simple. Comme la loi nous y autorise nous pouvons demander à la préfecture les listes électorales de notre circonscription. Nous pouvons alors tirer au sort un échantillon représentatif de mille personnes au sein du corps électoral, un peu comme font (ou sont sensés faire) les instituts de sondage.

Sur ce, demandons à ces mille personnes, individuellement, par qui elles voudraient être représentées à l’Assemblée nationale. Elles peuvent désigner n’importe qui, dans leur entourage, en tout cas n’importe qui qui leur inspire confiance.

Si plusieurs grands électeurs, appelons-les comme cela, désignent la même personne, et que cette personne est consentante à se présenter à la députation, je pense que nous avons trouvé là un bon candidat dans la circonscription.

Nous pourrons ensuite donner un coup de pouce à ce candidat en publiant un sondage basé sur ce même échantillon qui lui a donné sa légitimité.

Le vote quantique, ou bayésien

Encore que pour qu’un tel candidat l’emporte, il faut que les votants responsables votent pour lui, ce qui est loin d’être évident. En effet un votant responsable aura plutôt tendance à s’abstenir s’il ne connaît pas personnellement pour qui il vote, ou s’il ne connaît pas précisément les idées de ce dernier.

Car n’oublions pas que de nombreux compatriotes ont voté pour des macronistes inconnus en 2017, on a vu ce que ça a donné.

Une solution pour soutenir un petit candidat sans engager totalement sa responsabilité peut être de lui donner uniquement une demi-voix. Par exemple dans l’isoloir vous prenez son bulletin de vote, ainsi qu’un vote blanc ou nul, vous fermez les yeux, vous mélangez les deux bulletins, vous en glissez un dans l’enveloppe, et jetez l’autre à la poubelle.

Voilà c’est bon, vous pouvez ouvrir les yeux. Dirigez-vous vers l’urne, glissez-y l’enveloppe, et voilà, c’est bon, vous venez de réaliser un vote bayésien, plus connu sous le nom de vote quantique.

Concrètement vous avez voté soit pour le candidat citoyen, soit pour personne, vu que ni les bulletins blancs ni les nuls ne sont comptabilisés comme exprimés. Mais si mille personnes font comme vous, cela fera environs 500 voix pour le candidat coopté par le bas.

Les chaînes sémantiques

Maintenant me direz-vous, la souveraineté populaire ne s’exprime pas que par le vote, fût-il républicain, et je suis bien d’accord avec vous.

Le premier droit du souverain est celui de s’exprimer sans intermédiaire. Et pas forcément pour désigner des représentants. Le peuple peut s’exprimer pour dire ce qu’il veut, même si cela ne plaît pas aux médias de masse.

Pour ce faire, nous pouvons dériver un concept évoqué par Alexandra Henrion-Caude. La généticienne a énoncé que les chaînes humaines sont un bon moyen pour changer les choses. Elle s’appuie sur l’expérience dans les pays baltes à la chute du régime communiste.

Imaginez donc un millions de Français se donnant la main pour former une chaîne continue entre Lille et Marseille pour dire non au pass sanitaire. Et un autre million entre Brest et Strasbourg pour dire qu’il faut réintégrer les soignants et pompiers qui ont refusé la « vaccination ».

Cependant, pour arriver à un exploit aussi impressionnant, il faut déjà être capable de réaliser des bébé-chaînes, ou des embryons de chaînes. C’est là qu’interviennent les chaînes sémantiques. Il s’agit de relier des concepts au moyen d’êtres humains.

Par exemple, si l’on veut s’offusquer du discours anxiogène des médias de masse au sujet d’épidémies somme toute pas plus mortelles que d’habitude, on peut faire le lien entre média de masse d’une part et peur de la mort d’autre part.

Concrètement, on peut faire une chaîne humaine d’un siège de gros média jusqu’à un cimetière. À Paris par exemple cela peut aller du siège de BFMTV jusqu’au père Lachaise.

Ce lien sémantique n’est fourni qu’à titre indicatif, la créativité populaire en trouvera sans doute de bien plus pertinents, d’un Parlement jusqu’à une déchetterie, je ne dis que les premières choses qui me passent par la tête bien entendu.

Et ce qui est intéressant, c’est qu’à force de chaînes humaines sémantiques, des liens entre concepts pourront sans doute s’articuler en discours citoyen, nous aimerions bien savoir ce que cela va donner.

Premier discours à Gif

Bonjour, je m’appelle Bertrand et je suis magnycoi. Magnycoi c’est habitant de Magny les Hameaux, une commune limitrophe de Gif. Comme beaucoup j’ai été scandalisé par les annonces du chef de l’état au mois de juillet au sujet du pass sanitaire et de l’obligation vaccinale pour les soignants et pompiers. Et je dois avouer que cela fait chaud au cœur de voir que trois mois plus tard il y a encore des gens qui manifestent contre ces lois iniques et autoritaires.

Cela fait chaud au cœur, car du côté du Parlement, la situation s’est encore dégradée. Si la majorité sénatoriale était fondée il y a quelques mois de ne pas s’opposer frontalement à l’Assemblée nationale, et obtenir tout de même une limitation dans le temps de ces mesures injustes, il en est maintenant tout autrement. Les députés malfaisants de la majorité présidentielle nous ont bien fait comprendre que pour eux, limité dans le temps, ça veut dire éternel !

Comme le président Macron, qui nous assurait en novembre dernier qu’il ne rendrait pas la vaccination obligatoire, ou son ministre Véran pour qui jamais un pass sanitaire ne pourrait être exigé pour rentrer dans un restaurant, ces gens là ne vivent que par le mensonge ! Ils mentent en permanence, ils tordent les chiffres pour leur faire dire n’importe quoi, ils se basent sur des indicateurs peu fiables et dont ils peuvent influer les valeurs pour justifier leurs politiques déplorables.

L’exemple le plus fameux est celui des soit-disant tests pour mesurer la propagation d’épidémies. Cela peut avoir un sens si tout le monde est testé tout le temps, ou si l’on teste les gens symptomatiques pour confirmer un diagnostique médical. Mais les tests politiques comme ceux qui sont pratiqués donnent des résultats politiques. Plus on teste, plus il a de cas. D’autant plus que l’on remarque assez souvent des résultats incohérents de ces tests. Que ce soient des faux positifs ou des faux négatifs.

Alors un indicateur fiable serait la mortalité, car les données sont remontées par l’État civil pour être agrégées par l’INSEE. Alors l’INSEE interprète mal les données, ça c’est pas nouveau, mais les données brutes elles sont fiables. Que disent-elles ? Qu’en 2020 il n’y a pas eu de moratité particulière. La mortalité est en baisse pour les moins de 60 ans, en hausse pour les plus de 60 ans, mais cela ne compense pas l’effet moisson dans cette catégorie. L’effet moisson est celui qui dit que si il y a eu moins de morts que prévu les 2-3 années précédentes – et c’est une chance – et bien l’année d’après il y a un rattrapage.

Donc au final le gouvernement a enfermé les gens chez eux, il a endetté le pays comme jamais, il suspend des soignants et des pompiers, il a masqué les enfants à partir de six ans, tout ça pour quoi ? Eh bien on ne sait pas vraiment en fait. Cela aurait pu se justifier pour une épidémie particulièrement mortelle pour laquelle les gens tomberaient dans la rue. Mais là rien de cela. Et qu’on ne nous dise pas que c’était pour désengorger les réanimations des hôpitaux ! Car en fermant des lits, et en suspendant des soignants, cela n’arrange pas la situation !

Le vote quantique

Bonjour. Aujourd’hui nous allons suivre une leçon sur le vote quantique. Cette leçon fait suite à celle sur la cooptation par le bas, qui rappelez vous bien, est une combinaison de deux techniques usitées dans l’antiquité, à savoir le tirage au sort et le vote prépondérant. Le tirage au sort a été particulièrement utilisé dans la sphère politique d’Athènes entre les Vème et IVème siècles avant JC. Le vote prépondérant quant-à lui nous vient des tribus romaines qui faisaient voter une tribu en premier — la tribu prépondérante —, et les autres connaissant le résultat votaient souvent de la même manière.

La cooptation par le bas consiste donc à tirer au sort une tribu prépondérante dans une circonscription électorale. Vous n’avez pas forcément besoin de connaître les détails de cette technique, vu qu’elle est réservée à une avant-garde citoyenne, composée de militants de la démocratie réelle. Il vous suffira de savoir que le vote de la tribu prépondérante — la représentation sociologique de la circonscription dirons nous de nos jours — fait intervenir notamment les concepts bien connus d’élection sans candidat et de respect du vote blanc.

Par contre si vous êtes français vous êtes dans le peuple élu des dieux pour expérimenter le vote quantique, qui nous vient du peuple qui a érigé les pyramides et qui est retourné d’où il venait il y a bien longtemps déjà. Peuple français tu es vraiment le plus grand peuple politique de tous les temps. Tu es le premier à avoir réellement compris que la couronne on ne la prend pas, on la reçoit. Puis ton élite a patiemment développé au cours des siècles les concepts nécessaires à un état-nation pérenne. Tu as même ébloui le monde entier avec ta révolution qui proclame qu’en termes de charges politiques, naissance n’est sens.

Il est temps d’aller plus loin. En politique, même le cens n’a pas de sens. Autrement dit, tout le monde doit profiter de la représentation politique, pas uniquement les multinationaux qui financent les campagnes. Cette deuxième révolution est maintenant possible, car les nations voisines ont déjà bien progressé sur leur chemin évolutif, et la jonction va bientôt pouvoir se faire pour que tous puissent profiter des exploits réalisés par chacun dans le domaine qui lui est propre. Dans cette perspective le vote quantique n’est qu’un élément au sein de la constitution citoyenne, qui n’est qu’un ensemble d’idées-outils à l’usage de la souveraineté populaire.

Maintenant qu’il est introduit, de quoi s’agit-il ? Pour le comprendre rien n’est plus simple que de s’inspirer du chat de Schrödinger, ce chat quantique inséré dans une boîte. L’opacité de la boîte fait que le seul moyen de savoir si le chat est vivant ou mort, est d’ouvrir la boîte. Même la main qui a placé le chat dans la boîte ne peut pas faire autrement. Alors résumons, le chat ne peut être que dans deux états possibles — vivant ou mort — et nous allons découvrir cet état lorsque nous allons ouvrir la boîte. Alors maintenant on pourrait imaginer plus d’états, chat malade, chat dansant, chapeau d’paille, avec des probabilités très différentes.

Quel rapport avec le vote ? On y arrive. Maintenant imaginez non pas un chat dans tous ses états, mais un bulletin de vote pouvant désigner tel ou tel candidat. Il est prisonnier non pas dans une boîte, mais dans une enveloppe. Et cette enveloppe est dans une urne. Vous commencez à comprendre ? Ne vous inquiétez pas, cela va bientôt être plus clair. La main qui a mis le bulletin dans l’enveloppe, c’est la vôtre. Il s’agit peut-être d’ailleurs d’un bulletin blanc, ou même d’un bulletin nul : par exemple le bulletin d’un parti mais dont vous auriez préféré un autre candidat. Vous avez donc barré le nom du candidat et écrit un autre nom dessus.

Mais de la même manière que la main qui a mis le chat dans la boîte ne sait pas dans quel état il va ressortir, vous, vous avez mis un bulletin dans l’enveloppe, mais vous ne savez pas lequel. Sauf évidemment si pour vous il n’y avait qu’un seul vote possible, auquel cas il vous était totalement inutile de lire ce long texte, je suis désolé pour vous. Pour vous consoler dans cette éventualité, je peux préciser que le vote quantique est favorable aux petits partis, car il permet aux votants de donner une partie de leur suffrage à des candidats qu’ils ne connaissent pas suffisamment pour les soutenir à 100%. Bon maintenant si vous soutenez exclusivement un parti actuellement au pouvoir, vous êtes un ennemi de la France, et je suis bien content de vous avoir fait perdre votre temps. Dans ce cas je vous souhaite d’ailleurs à vous et à vos semblables une horrible mort politique dans d’atroces souffrances médiatiques.

On est presque arrivé. Imaginons que vous hésitez entre trois candidats. Vous voudriez donner 50% à l’un, et 25 % aux deux autres. Auquel quel cas vous prenez deux bulletins de votre candidat préféré (un pris dans le bureau de vote et un autre que vous avez conservé du courrier électoral reçu à domicile). Et un bulletin de chacun des deux autres. Vous fermez les yeux, mélangez les quatre bulletins, en jetez trois à la poubelle à cet effet, glissez le restant dans l’enveloppe. Fermez. C’est bon, vous pouvez ouvrir les yeux. Certains pratiquants réalisent l’opération les yeux ouverts, comme Michel Drac lors des dernières élections. Mais on parle alors de vote aléatoire, pas de vote quantique. Le vote aléatoire est surtout utile lorsque les deux votes sont équiprobables. Mais dans l’exemple plus haut il vaut mieux se dire que l’on a voté 50-25-25 que de savoir, une fois sur deux, que l’on a mis un bulletin qui ne nous satisfait qu’au quart.

Pourquoi le vote quantique est-il si puissant ? Parce que c’est la réponse populaire au fait que les médias de masse peuvent promouvoir à coup de matraquage publicitaire le premier choix chez beaucoup d’électeurs. D’un point de vue individuel, nous pouvons affirmer notre personnalité politique d’une manière beaucoup plus nuancée qu’avec le vote exclusif. D’un point de vue collectif, cela nous permet de tirer parti de notre force, la force du nombre, pour une manifester une volonté générale ne perdant rien de notre identité politique à chacun.

L’Esprit de la France vous a laissé tomber bien bas du fait d’un vulgaire couillonavirus, pour que vous preniez conscience de l’importance de bien choisir ses représentants politiques. Alors, peuple français, as-tu bien compris la leçon ? Voudras-tu bien élever le niveau de ton jeu ? Cela fait longtemps que nous ne t’avons pas vu quoi tu étais capable. Nous oublions vite. Nous sommes vieux.

Les élections se présentent très mal

Quelles élections ? Les présidentielles ? Vous n’avez pas besoin de moi pour savoir qu’elles vont mal se passer. Non, je parle des régionales, et plus précisément des départementales. D’autant plus que les régionales ne sont pas des élections au sens de la déclaration universelles de droits l’homme. En effet c’est un scrutin de liste, donc le vote est lié. C’est-à-dire que vous n’êtes pas libre de voter pour qui vous voulez sans être obligé de voter aussi pour ses colistiers, que vous ne connaissez ni d’Ève ni d’Adam.

D’ailleurs stricto-sensu les départementales ne sont pas des élections non plus, puisque si la circonscription a à peine une taille humaine, un canton de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, taillé dans la France au gré des arrangements électoraux entre gros partis ayant gagné lors de scrutins précédents, on a encore droit au binôme obligatoire homme femme. Donc on ne peut pas choisir l’un sans choisir l’autre. Sa parler des suppléants.

Mais la caractéristique la plus saillante de ce scrutin stupide, c’est qu’on ne sait pas exactement quand il aura lieu. La date provisoire est le 13 juin 2021 pour le premier tour, et 20 juin pour le second. Sauf que l’exécutif pourra décider de reporter le scrutin, par exemple si les sondages ne lui sont pas suffisamment favorables quelques jours avant. Il pourra faire ça car nous sommes en état d’urgence donc il peut faire un max de choses sans l’aval du Parlement.

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Cependant on peut présager qu’en dépit des apparences le parti de l’exécutif pourra faire un bon score. En effet en dépit de l’exaspération actuelle d’une partie non négligeable des Français il faut voir que début juin le pays reprendra peut-être une voie normale. Les restaurants et bars seront ouverts. Les salles de sport aussi. Pour la muselière ce n’est pas clair mais nous pouvons être optimistes. Et ayant l’impression de reprendre une vie normale, les Français vont sans doute être gentil avec ces geôliers qui leur ouvrent enfin la porte. C’est un piège atroce, mais il risque de fonctionner.

D’autant plus qu’il n’y aura pas vraiment de campagne réelle, puisque les contacts physiques entre candidats et votants pourront à peine avoir lieu. Il est très dangereux, vous le savez bien, de se serrer la main. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Donc les réunions publiques, les diffes de tracts sur les marchés, tout cela risque d’être très compliqué. Il restera donc pour s’informer les médias de masse qui sont très très gentils avec le gouvernement ainsi que les réseaux sociaux étasuniens qui ne sont pas bien méchants non plus.

D’autant plus que si les médias ou les votants sont méchants avec le gouvernement eh bien le gouvernement qui dispose d’une majorité à l’Assemblée pourra décider que cette pandémie est décidément bien coriace et qu’il va falloir encore prolonger l’état d’urgence ad vitam æternam. Elle est pas belle la vie avec papa Macron et papa Castex ?

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Alors bon on dit d’eux mais en face c’est pas mieux. Avez-vous compris pourquoi les partis d’opposition ne sont pas plus véhéments à l’encontre de l’exécutif ? D’une part parce qu’ils sont tenus par où nous savons, mais aussi parce qu’il est dans l’intérêt des grosses écuries électorales d’avancer dans le sens du vent médiatique. C’est plus efficace. Et jusqu’à présent le Président Macron tient bien les médias de masse. Ou si l’on retourne la perspective comme le fait Chouard, les milliardaires multinationaux qui possèdent les médias de masse tiennent bien le Macron qu’ils ont fait élire.

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Bon, alors, concrètement, que pouvons nous faire ? Concrètement nous pouvons faire comme la loi nous y autorise, demander à notre préfecture les listes électorales de notre canton. Muni de cette liste nous pouvons avoir une action décisive avant, pendant et après les élections.

Avant les élections nous pouvons trouver de bons candidats. Je vous explique comment. Vous prenez un échantillon de la liste électorale, et vous allez demander aux gens par qui ils voudraient être représentés au Conseil départemental. C’est une sorte de primaire libre, sans candidat. Elle permet une sorte de cooptation par le bas. Si plusieurs personnes de votre échantillon proposent la même personne, alors elle il ne faudra pas la lâcher. Il faudra l’encourager à être candidat, si possible l’aider à obtenir l’investiture dans le parti de son choix, même si ce dernier ne vous plaît pas trop. Ou alors il y a la possibilité d’une candidature citoyenne, mais c’est plus compliqué.

Pendant les élections, disposer des listes électorales de votre canton vous permet d’effectuer des sondages citoyens, et ne plus dépendre des sondages commerciaux dispensés par les médias de masse et la presse régionale.

Après les élections il y a parfois des contestations. Or si vous avez les listes électorales de votre circonscription vous pouvez effectuer des sondages après coup (si vous êtes suffisamment nombreux) pour déterminer dans quel bureau de vote il pourra être pertinent de faire recompter les voix.

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Français, vos morts ont honte de vous. Certains se sont battus pour votre liberté, dans des guerres où ils n’ont pas toujours été très glorieux. Mais dans des conditions mille fois plus compliquées que les vôtres, ils n’ont pas pas perdu courage ils se sont dits que si Dieu le veut leurs descendants sauront à leur tour écrire de belles pages de l’histoire de France.

À l’heure actuelle nous avons une Constitution particulièrement efficace. Nous avons vu avec quelle force elle permet d’exécuter les politiques, fussent-elles complètement ineptes et contre-productives.

Il ne reste donc plus qu’au peuple qu’à apprendre à voter pour améliorer les politiques. Mais cela ne pourra se faire sans l’aide de citoyens actifs et un minimum conscients des enjeux.

Ce qu’il reste à faire

La censure fait rage en ce moment sur les réseaux sociaux, je vais donc me faire un plaisir d’exprimer ce que je pense dans ces précieuses colonnes.

Donc, d’après moi, la situation n’est pas fameuse, mais globalement, elle est excellente. Si on accepte de regarder sur le long terme.

Et déjà à moyen terme ne nous trompons pas de problème. Le problème, c’est que la génération du baby-boom est âgée, donc la mortalité va augmenter dans les 20 ans qui viennent, c’est mathématique.

Du coup on ne peut même pas parler de problème. C’est la nature, tout simplement. Donc évidemment cela fout en rogne les petits politiciens et autres apprentis sorciers de la science. Car ils sont très mécontents que des lois — fussent-elles naturelles — soient plus fortes que leurs lois à eux.

Mais cela ne nous regarde pas. Nous le peuple, nous devons résoudre culturellement le problème. Faire en sorte que ces départs massifs ne blessent pas la cohésion sociale. Déjà on pourrait parler des héritages, mais cela concerne la cohésion familiale, qui n’est pas dans le thème ce cet article.

Je voudrais plutôt parler de cohésion nationale, car déjà ce que ceux qui vont partir doivent comprendre, c’est que des dizaines de millions de Français sont partis avant eux, et des dizaines de millions partiront après. Pas la peine de s’apitoyer sur son propre sort. Nous faisons partie d’une grande chaîne, d’un élan spirituel qui dans le monde a travaillé inlassablement à la construction d’un État-nation pérenne.

Nous sommes le plus grand peuple politique de tous les temps.

Bien sûr, d’autres peuples, d’autres pays, ont travaillé sur des concepts connexes qui ne nous font pas toujours plaisir. Je ne parle pas forcément de l’approche anglo-saxonne, selon laquelle il ne peut y avoir de taxation sans représentation. Mais plus précisément de cet élan du peuple hollandais, peuple citoyen selon lequel les cordons de la bourse doivent être contrôlés par des individus, et surtout pas par des collectifs. Car s’il y a une puissance publique, il n’y a de responsabilité qu’individuelle. Donc le contrôle de la monnaie ne peut être que privé.

La preuve éclatante de ce que je dis est tout simplement la défaite des soviétiques lors de la guerre froide. Car il s’est agit avant tout d’un effondrement économique d’un collectif qui pensait qu’il pourrait arbitrairement décider des toutes les quantités à produire et à consommer. Et le délire a continué de nombreuses décennies, car par nature, le collectif est irresponsable. Donc il aura suffit d’une petite perturbation, pour que le réel prenne le pas sur l’illusion collective.

Maintenant me direz-vous, ce sont plutôt les pays occidentaux qui sont dans un beau délire, et la perturbation du couillonavirus a bon dos. Mais ce n’est qu’une perturbation, comme il y en a tant d’autres sans que nous y prêtions attention.

La voie globale de la France est toute tracée, et nous devons simplement parachever l’œuvre de ceux qui sont partis plus tôt, de nos ancêtres. Maintenant que nous avons une constitution solide, garante d’une certaine stabilité et d’une certaine efficacité dans la transmission du pouvoir, il ne nous reste plus qu’à résoudre le problème qui empoisonne tous les pays, fort nombreux, qui se sont inspirés de nous. La corruption des élus.

Pour ce faire, il vaut mieux prévenir que guérir.

La prévention de la corruption qu’est-ce que c’est ?

Déjà, cela se base sur la compréhension du phénomène.

Il y a trois temps dans la corruption d’un élu. Il y a avant l’élection, il y a pendant l’élection, et il y a après l’élection. Avant l’élection le candidat qui va gagner est coopté, et il est repéré par des forces corruptrices.

Pendant l’élection ces forces vont se mettre au service du candidat pour assurer sa notoriété via les médias qu’elles contrôlent, et pour dénigrer les éventuels concurrents sérieux. Ça y est, l’heureux élu sait à qui il doit sa victoire.

Et après tout est beaucoup plus simple.

Donc, ce que le peuple doit faire, c’est mettre des entraves à ce scénario. En un mot il faut qu’il apprenne à voter. Donc déjà, faire en sorte que les candidats citoyens se présentent, du fait de la volonté d’électeurs lambda, et non pas de celle de multi-millionnaires.

Pour ce faire des citoyens peuvent tirer au sort des électeurs sur les listes électorales de la circonscription, et leur demander, sans leur soumettre de liste pré-établie, qui de leur entourage pourrait les représenter au Conseil départemental, ou à l’Assemblée nationale.

À vous d’écrire la suite.

Mes listes électorales

Mes listes électorales sont à demander à ma préfecture.

À partir du moment où je suis inscrit dessus, ma préfecture peut me les donner.

Le bureau des élections me demande juste de préciser que je n’en ferai pas d’usage commercial, même indirect.

D’autre part, il faut s’engager à détruire les listes peu après le scrutin (ils m’ont demandé trois mois). En effet, les listes contiennent les adresses et dates de naissance de tous les inscrits. Ce sont donc des informations sensibles, notamment pour les personnes qui exercent des professions exposées.

Ensuite, si le bureau des élections vous a fourni des fichiers CSV, vous pouvez par exemple taper la commande suivante sous Linux pour obtenir votre échantillon:

cat *.csv | sort --random-sort | head -100 > echantillon_100_personnes.CSV

Ensuite on charge le fichier dans un tableur, et voilà, l’échantillon est prêt !

Il faut maintenant préparer le courrier.