La Marche du Réveil

Réveil ! Depuis le 15 septembre 2021, des soignants, médecins, kinésithérapeutes sont interdits d’exercer, qu’ils soient libéraux ou salariés. On leur dit qu’ils peuvent faire autre chose, mais pas travailler là où ils sont les plus compétents. C’est comme si à moi, informaticien, on me disait que je peux faire ce que je veux, mais que je n’ai pas le droit d’approcher un clavier !

Il s’agit d’une atteinte claire et sans détour au droit de travailler, qui fait partie intégrante des droits de l’homme, tels que définis dans la charte des Nations Unies de 1948. Le gouvernement français ne respecte pas les droits de l’homme de ces soignants, il les prend pour des chiens. Et que dire ce cette majorité de députés malfaisants qui ne représentent pas le peuple : nous avons besoin des soignants !

Surtout que les droits de l’homme, ce n’est pas à géométrie variable. Et il est clairement écrit que quiconque est contre un droit de l’homme, est en fait contre tous les droits de l’homme dans leur ensemble. Car sinon ce serait trop facile, et les régimes totalitaires par le passé ont eu beau jeu d’attirer l’attention du public sur les droits de l’homme qu’ils respectaient, pour faire oublier ceux qu’ils bafouent encore aujourd’hui.

Les droits de l’homme, au fait, d’où viennent-ils ? De l’histoire de France bien entendu, mais rentrons un peu dans les détails de la genèse de leur version actuelle. En fait ils viennent de la Résistance. Car les Résistants, une fois qu’ils eurent aidé à libérer le pays, se posèrent la question des droits humains qui compliquent la tâche aux gouvernements autoritaires et si peu enclins à servir l’intérêt national.

Évidemment, si on a droit à la santé, à l’éducation, au logement, au travail, l’état dictatorial aura plus de mal à nous imposer son joug. C’est même donnant donnant. La déclaration universelle instaure un équilibre de fait intéressant entre gouvernants et gouvernés : elle reconnaît la légitimité des gouvernants élus à disposer de la puissance publique, mais en échange elle dit que la contrepartie est que justement ces gouvernants devront garantir le respect des droits de l’homme pour tous les citoyens. Le devoir des gouvernants est de garantir les droits de l’homme des citoyens.

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Eh bien je veux rendre ici un hommage tout particulier, aux médecins et soignants d’aujourd’hui, qui bien que non respectés par une majorité malfaisante à l’assemblée, n’ont pas pleurniché. Ils se sont levés, et à l’initiative de Gauthier Bein ils ont entrepris cette marche du réveil. Cette marche du réveil, nécessaire, indispensable, est partie d’Épinal, de Lille, de Périgueux et d’autres villes. Elle a pour but d’informer la population sur le chemin de ce que disent les vrais médecins – pas les médecins de plateau – au sujet des politiques sanitaires.

Car c’est une évidence, mais le gouvernement ment. Il ment sans arrêt, il se base sur des données peu fiables, et néglige les données scientifiques. La marche du réveil a pour but de remettre l’église au milieu du village, et pas le supermarché ! La marche du réveil converge ce dimanche 14 novembre au Mont Valérien, pour construire avec ceux qui le veulent le monde de demain. Car si le monde d’après 48 était porté en germe dans la résistance d’hier, celui de demain sera inspiré sur ce que diront ces soignants courageux de la marche du Réveil !

D’ailleurs c’est Louis Fouché qui disait que pour le monde de demain, il faudra bien réfléchir à ce que l’on change et ce que l’on garde, car il n’est pas question, de jeter le bébé avec l’eau du bain. Eh bien, si je puis lui répondre avec quelque distance, je lui dirai qu’ici, on garde les droits de l’homme. Et on garde la France !

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